La métacognition désigne la capacité à évaluer ses propres jugements. Les auteurs se concentrent ici sur la méta-incertitude, définie comme le bruit qui altère l’estimation de l’incertitude liée à une décision. Ils cherchent ainsi à mesurer la capacité à estimer sa propre incertitude chez des participants autistes et non autistes.

Au total, 145 participants ont pris part à trois expériences de catégorisation visuelle . Ils devaient juger l’orientation de stimuli tout en indiquant leur niveau de confiance. Les chercheurs ont manipulé séparément l’incertitude sensorielle, les attentes préalables et la récompense, puis ajusté un modèle de processus afin d’étudier la métacognition en tenant compte des décisions elles-mêmes.

Chez les participants autistes, la méta-incertitude variait selon la composante de la décision qui avait été manipulée, contrairement au groupe non autiste. Elle était plus faible lorsque les décisions étaient ajustées en fonction de l’incertitude sensorielle. Une méta-incertitude plus faible correspond ici à moins de bruit dans l’évaluation de sa propre confiance, soit une différence ciblée, non générale .

Les auteurs concluent que la métacognition n’apparaît pas globalement réduite dans l’autisme. Dans ces tâches, elle semble au contraire mieux calibrée lorsque l’inférence repose surtout sur l’information sensorielle. Ce résultat ne décrit donc pas une supériorité globale de la métacognition, mais une particularité observée dans un cadre expérimental précis. Le résumé ne précise pas la répartition des groupes ni leurs caractéristiques.

L’étude en bref

Type d’étude
Étude expérimentale comparative comportant trois expériences de catégorisation visuelle et une modélisation des processus de décision.
Population
145 participants autistes et non autistes, sans répartition ni caractéristiques démographiques précisées dans le résumé disponible.
À retenir

L’étude suggère une estimation plus précise de la confiance chez les participants autistes lorsque leurs décisions s’appuient principalement sur l’information sensorielle, sans réduction générale de la métacognition.