Cette prépublication porte sur trois enfants d’une même fratrie , des triplés dizygotes âgés de 5 à 9 ans. L’un avait un diagnostic de trouble du spectre de l’autisme et les deux autres étaient neurotypiques. Les auteurs cherchaient à décrire leurs microbiomes dans un environnement et avec une alimentation présentés comme très similaires.

Après un examen bucco-dentaire standardisé, des prélèvements ont été réalisés sur le dessus de la langue et par écouvillonnage rectal. Le séquençage de l’ARN ribosomal 16S a servi à identifier les bactéries de chaque prélèvement . Leur composition et leur diversité bêta, qui compare les communautés microbiennes entre échantillons, ont été évaluées de manière descriptive.

Les principaux groupes bactériens étaient globalement similaires entre les enfants. Les analyses montraient néanmoins une variation orale plus forte que dans l’intestin. L’enfant autiste présentait l’accumulation de biofilm dentaire la plus élevée, une prédominance de Streptococcus et une représentation réduite de plusieurs genres secondaires. Un autre enfant, avec une légère inflammation gingivale, présentait davantage de Fusobacterium, Prevotella et Leptotrichia.

Ces observations suggèrent que des facteurs propres à chaque personne pourraient participer aux variations du microbiome malgré des conditions proches. Elles ne permettent ni d’attribuer ces différences au TSA ni de généraliser à d’autres enfants. Il s’agit d’ un constat très préliminaire , issu de trois participants et d’analyses descriptives. La prépublication n’a pas encore été évaluée par les pairs.

L’étude en bref

Type d’étude
Étude exploratoire descriptive portant sur une fratrie de triplés dizygotes discordants pour le TSA.
Population
Trois enfants âgés de 5 à 9 ans, dont un enfant avec un TSA et deux enfants neurotypiques de la même fratrie.
À retenir

Dans cette fratrie unique, les profils microbiens différaient davantage entre enfants à l’oral que dans l’intestin, sans permettre de relier ces variations au TSA.