L’induction catégorielle consiste à étendre une propriété connue d’un membre d’une catégorie à un nouvel exemple de cette catégorie. Les chercheurs ont étudié cette forme de raisonnement chez 22 enfants présentant un trouble du spectre de l’autisme et 36 enfants au développement typique, appariés selon l’âge et le quotient intellectuel non verbal.

Les deux groupes ont attribué les propriétés à un niveau supérieur au hasard, ce qui indique une certaine compréhension de la structure des catégories. Les enfants autistes ont néanmoins présenté des performances globalement plus faibles et des réponses moins constantes que les enfants du groupe témoin.

Les liens avec les autres capacités évaluées ne suivaient pas le même profil. Chez les enfants au développement typique, l’induction catégorielle était associée à toutes les compétences linguistiques et cognitives mesurées, sauf au contrôle inhibiteur. Le groupe autiste présentait des profils d’association différents . Ses performances étaient liées au jugement sémantique, au contrôle inhibiteur et aux fonctions exécutives.

Les analyses de régression indiquent aussi une association positive entre fonctions exécutives et induction catégorielle dans le groupe autiste. Les fonctions exécutives regroupaient ici le contrôle inhibiteur, la mémoire de travail et la flexibilité cognitive. Ce résultat décrit une association, pas une cause , et le résumé ne fournit ni la taille des effets ni les détails nécessaires pour apprécier leur portée.

L’étude en bref

Type d’étude
Étude comparative avec tests linguistiques et cognitifs, complétée par des analyses de régression hiérarchique.
Population
58 enfants d’âge préscolaire, dont 22 présentant un trouble du spectre de l’autisme et 36 au développement typique, appariés selon l’âge et le quotient intellectuel non verbal.
À retenir

Dans cet échantillon, les enfants autistes réussissaient certaines inductions catégorielles, mais avec des performances moins élevées et moins constantes, associées notamment aux fonctions exécutives.