Chez des enfants âgés de 29 à 81 mois, cette étude examine la variabilité du rythme cardiaque au repos. Elle est mesurée par l’arythmie sinusale respiratoire, ou RSA, qui correspond aux fluctuations du rythme cardiaque associées à la respiration. Les auteurs l’envisagent comme un possible indicateur de compétence sociale.
Les chercheurs ont comparé des enfants autistes, des enfants présentant une déficience intellectuelle sans autisme et des enfants au développement typique. La RSA au repos a été relevée à deux moments distincts du suivi . Le résumé ne précise ni le nombre de participants dans chaque groupe, ni l’intervalle entre les mesures.
Les résultats reproduisent d’abord une observation déjà rapportée. Les enfants autistes présentaient une variabilité cardiaque plus faible que les enfants au développement typique. L’étude rapporte également une RSA au repos plus faible dans le groupe autiste que chez les enfants ayant une déficience intellectuelle sans autisme.
Dans les groupes autiste et avec déficience intellectuelle, la RSA était associée aux comportements restreints, répétitifs et stéréotypés. Les chercheurs ont néanmoins observé des liens de sens opposé entre les deux groupes, sans que le résumé détaille leur direction. Ces associations ne permettent pas d’établir un lien causal. Les auteurs estiment que cette variabilité réduite pourrait être propre à l’autisme au début du développement.
- Type d’étude
- Étude longitudinale observationnelle avec mesures de la variabilité cardiaque au repos à deux moments.
- Population
- non précisée dans le résumé disponible
Chez de jeunes enfants, une variabilité cardiaque au repos plus faible était associée à l’autisme par rapport aux deux groupes de comparaison, sans permettre de conclure à une causalité ou à une valeur diagnostique.
