Dans le cortex préfrontal humain en développement, les auteurs décrivent un réseau de gènes associé à la signalisation de l’acide rétinoïque. Ils y identifient MEIS2, un gène codant un facteur de transcription, comme un point central du réseau .

Chez la souris, la suppression ciblée de Meis2 dans des neurones excitateurs corticaux après leur formation s’accompagne d’une évolution partielle de futurs territoires préfrontaux vers des caractéristiques moléculaires et de connectivité proches du cortex moteur. Les auteurs observent aussi une baisse de signalisation rétinoïque dans le cortex préfrontal médian en développement.

L’étude propose une boucle autorégulatrice, acide rétinoïque → MEIS2 → ALDH1A3 → acide rétinoïque, qui renforcerait un gradient d’acide rétinoïque dans le cortex préfrontal. MEIS2 est déjà associé à la déficience intellectuelle et au TSA, mais ces résultats portent sur des mécanismes du développement cortical et ne permettent pas d’en déduire un rôle direct dans le TSA chez l’adulte.

L’étude en bref

Type d’étude
Étude expérimentale combinant l’analyse d’un réseau de gènes dans le cortex préfrontal humain en développement et une suppression conditionnelle de Meis2 chez la souris.
Population
Cortex préfrontal humain en développement et souris porteuses d’une suppression conditionnelle de Meis2 dans des neurones excitateurs corticaux. Nombre de participants ou d’animaux non précisé dans le résumé disponible.
À retenir

Cette étude décrit, dans des modèles de développement cortical humain et murin, une boucle moléculaire associant l’acide rétinoïque, MEIS2 et ALDH1A3 dans la différenciation des territoires préfrontaux et moteurs.