Menée auprès de 295 adolescents de 12 à 18 ans, dont 149 avec un TDAH et 146 témoins, une étude transversale taïwanaise a examiné les liens entre exposition à des événements traumatiques et santé psychique. Une étude transversale observe les variables à un même moment, sans établir leur ordre dans le temps.

Les adolescents avec TDAH rapportaient davantage de réactions traumatiques , plus de symptômes dépressifs et une estime de soi plus faible que les témoins. Les agressions physiques et les menaces de violence étaient aussi associées au TDAH dans les analyses logistiques, avec des rapports de cotes respectifs de 3,11 et 3,77. Ces chiffres ne prouvent pas qu’une exposition entraîne un TDAH.

Dans l’ensemble de l’échantillon, les réactions au trauma étaient fortement associées à l’anxiété, à la dépression et au niveau d’exposition traumatique. En revanche, aucune interaction significative n’apparaît entre TDAH et exposition, ni dans l’analyse globale ni dans les analyses séparées selon le sexe. Le TDAH ne semblait donc pas modifier cette association dans ces données.

Les adolescents et les adultes qui s’occupaient d’eux ont rempli des questionnaires validés, dont la cohérence interne était élevée. Malgré cette qualité de mesure, des associations, pas des causes résument la portée des résultats. Les auteurs soulignent la vulnérabilité aux traumatismes interpersonnels et le chevauchement avec les symptômes anxieux et dépressifs. Le résumé soutient une attention à ces dimensions dans l’accompagnement du TDAH, mais ne permet ni conclusion temporelle ni recommandation individuelle.

L’étude en bref

Type d’étude
Étude transversale fondée sur des questionnaires et des analyses de régression.
Population
295 adolescents de 12 à 18 ans à Taïwan, dont 149 avec un TDAH et 146 témoins.
À retenir

Dans cet échantillon, le TDAH était associé à certaines expositions traumatiques et à plusieurs difficultés psychiques, sans preuve que le TDAH modifie le lien entre exposition et réactions au trauma.