Une faute peut être jugée différemment selon qu’elle avantage son propre camp ou l’équipe adverse. Ce phénomène, appelé favoritisme de groupe, désigne une évaluation plus positive des personnes appartenant à son groupe. L’étude s’intéresse à ce biais chez des enfants avec TSA, dans une situation de jugement moral liée au football.

Les 129 participants comprenaient des adultes, des enfants avec TSA et des enfants sans TSA. Ils ont visionné quatre vidéos. Deux montraient un but marqué de la main, une fois par un joueur de leur pays et une fois contre l’équipe nationale. Les opinions étaient ensuite recueillies après chaque séquence. La répartition des participants entre les trois groupes n’est pas indiquée dans le résumé.

Chez les adultes et les enfants sans TSA, la faute était davantage jugée négativement lorsqu’elle était commise contre l’équipe nationale. Chez les enfants avec TSA, les opinions négatives rapportées pour les deux vidéos ne différaient pas statistiquement, avec une valeur p de 0,36. Aucun favoritisme de groupe n’apparaît donc dans cette tâche de jugement moral pour ce groupe d’enfants.

Deux autres vidéos comparaient des buts similaires de Diego Maradona et Lionel Messi, tous deux joueurs argentins. Les adultes préféraient le but de Maradona, tandis que les deux groupes d’enfants préféraient celui de Messi. Les auteurs avancent que les enfants avec TSA pourraient davantage se centrer sur le comportement du protagoniste. Cette interprétation reste une hypothèse issue du résumé et ne permet pas de conclure sur les stratégies de chaque enfant autiste.

L’étude en bref

Type d’étude
Étude comparative expérimentale à partir de vidéos et de jugements exprimés par trois groupes.
Population
129 participants, comprenant des adultes, des enfants avec TSA et des enfants sans TSA. La répartition entre les groupes n’est pas précisée dans le résumé disponible.
À retenir

Dans cette tâche vidéo précise, les enfants avec TSA ne montraient pas de différence statistiquement rapportée dans leur jugement d’une faute selon qu’elle favorisait ou non leur équipe nationale.