Cette étude rétrospective porte sur une cohorte pédiatrique saoudienne de 288 enfants de moins de 14 ans, avec un diagnostic de TSA confirmé selon le DSM-5. Tous avaient bénéficié d’un séquençage clinique de l’exome entier, aussi appelé WES, dans un centre tertiaire entre 2021 et 2024. Les variants ont été classés selon les recommandations ACMG/AMP.
Le séquençage a fourni un diagnostic moléculaire pour 30 % des enfants, soit 86 sur 288, grâce à l’identification de variants pathogènes ou probablement pathogènes. Des variants de signification incertaine ont aussi été trouvés chez 63 enfants, soit 22 %. Cette catégorie indique que les données disponibles ne permettent pas d’établir clairement le rôle du variant.
Plusieurs gènes étaient concernés de façon récurrente, notamment SHANK3, SCN2A, SYNGAP1, CAMK2A, GRIN2B et CNTNAP2. Les auteurs signalent aussi une observation encore à confirmer autour de GFAP. Des variants de ce gène ont été relevés chez six enfants présentant un TSA, une macrocéphalie et un retard du développement.
Selon les auteurs, cette observation autour de GFAP soulève l’hypothèse d’une implication du fonctionnement des astrocytes dans un sous-groupe de cas. Elle ne démontre pas ce mécanisme et demande une réplication indépendante ainsi qu’une validation fonctionnelle. L’étude souligne également l’intérêt de ressources génomiques adaptées aux populations étudiées.
- Type d’étude
- Étude de cohorte rétrospective menée dans un centre tertiaire entre 2021 et 2024.
- Population
- 288 enfants de moins de 14 ans, avec un TSA confirmé selon le DSM-5, suivis dans un centre tertiaire en Arabie saoudite.
Dans cette cohorte pédiatrique saoudienne, le séquençage de l’exome entier a abouti à un diagnostic moléculaire dans 30 % des cas, tandis que les résultats concernant GFAP restent exploratoires.
