À partir d’échantillons archivés de liquide cérébrospinal, le liquide qui entoure le cerveau et la moelle épinière, les auteurs ont mené une étude transversale cas-témoins . La protéomique par spectrométrie de masse a porté sur 15 enfants avec encéphalite, 7 avec un syndrome d’Aicardi-Goutières génétiquement confirmé et 10 garçons avec un trouble du spectre de l’autisme. Chaque groupe a été comparé à des témoins appariés selon l’âge et le sexe.
L’analyse fait apparaître des profils moléculaires distincts selon les groupes. L’encéphalite était notamment associée à davantage d’immunoglobulines et de protéines de phase aiguë. Le syndrome d’Aicardi-Goutières présentait une augmentation des voies de l’interféron et des récepteurs Toll-like. Dans le groupe TSA, les protéines liées à l’organisation de la matrice extracellulaire et à la protection oxydative étaient plus abondantes, tandis que celles associées à l’hémostase et à la réponse au stress étaient moins abondantes.
Malgré ces différences, les chercheurs ont observé un enrichissement des voies du complément et de l’immunité innée dans les trois groupes. Quatre protéines du complément , C1S, C1R, CFH et C4A, étaient présentes en plus grande abondance. Certaines protéines sélectionnées ont ensuite été vérifiées par des méthodes ciblées de spectrométrie de masse.
Les auteurs présentent des résultats générateurs d’hypothèses . Ils suggèrent une dérégulation commune du complément et évoquent un possible biomarqueur de la neuro-inflammation pendant l’enfance. L’étude ne montre toutefois pas que ces modifications causent l’autisme, ni qu’elles lui sont spécifiques. Les groupes sont de petite taille et le résumé ne précise pas le nombre total de témoins.
- Type d’étude
- Étude transversale cas-témoins utilisant une analyse protéomique par spectrométrie de masse sur des échantillons archivés de liquide cérébrospinal.
- Population
- 32 enfants répartis entre encéphalite (n = 15), syndrome d’Aicardi-Goutières génétiquement confirmé (n = 7) et TSA (n = 10), comparés à des témoins atteints de troubles neurologiques non inflammatoires dont le nombre n’est pas précisé.
Cette étude exploratoire relève des modifications communes des voies du complément dans trois groupes pédiatriques, sans établir leur causalité ni leur spécificité pour le TSA.
