Deux enfants d’une même fratrie, un garçon de 14 ans et sa sœur de 9 ans, avaient connu un développement précoce initialement normal. Leur évolution associait ensuite troubles progressifs de la marche, régression de la parole et des capacités cognitives, épilepsie, contractures et perte de la marche autonome. Les auteurs jugent ce tableau fortement compatible avec une forme juvénile de PLAN , un phénotype du spectre des neurodégénérescences associées à PLA2G6.
Les examens d’imagerie ont retrouvé plusieurs anomalies neurologiques communes aux deux enfants. L’IRM montrait une atrophie symétrique marquée du cervelet, des images compatibles avec une accumulation de fer dans le globus pallidus et la substance noire, ainsi qu’un amincissement bilatéral des nerfs optiques. L’électroneurographie indiquait une atteinte sélective des axones moteurs.
Les analyses moléculaires ont identifié chez les deux enfants deux anomalies partagées dans PLA2G6 . La première correspond au variant p.Arg645Gln, la seconde à un gain du nombre de copies touchant les exons 4 à 7. Faute d’analyse parentale, les chercheurs ignorent si elles se trouvent sur des copies différentes du gène ou sur la même. La structure exacte du gain reste également incomplètement caractérisée.
Ces incertitudes empêchent une attribution moléculaire définitive, malgré la forte cohérence du tableau clinique et des examens. Les auteurs rappellent aussi qu’une forme juvénile de PLAN peut initialement ressembler à un trouble du spectre de l’autisme ou à une régression développementale peu spécifique. Ce rapport n’a pas encore été évalué par les pairs. Ses conclusions devront donc être interprétées comme celles d’une prépublication.
- Type d’étude
- Rapport de cas portant sur deux membres d’une même fratrie.
- Population
- Deux enfants d’une même fratrie, un garçon de 14 ans et sa sœur de 9 ans.
Le tableau partagé par les deux enfants paraît fortement compatible avec une forme juvénile de PLAN, mais les données disponibles ne permettent pas de relier définitivement les anomalies génétiques à ce phénotype.
