Les descriptions du TDAH ont évolué du DSM-III, paru en 1980, au DSM-5-TR de 2022. À partir de ces révisions, l’article examine les limites des catégories diagnostiques en psychiatrie. Le DSM est un manuel de classification qui décrit les critères utilisés pour poser des diagnostics psychiatriques.
Un premier ensemble de questions porte sur la fréquence du diagnostic et sur le seuil à partir duquel des caractéristiques sont considérées comme relevant d’un trouble. L’auteur aborde aussi le genre et l’hétérogénéité diagnostique, soit la diversité des profils réunis sous une même étiquette de TDAH.
L’analyse discute également la manière dont les causes du TDAH sont présentées, ainsi que le cadrage médical et les frontières entre diagnostics. Elle s’intéresse enfin à des diagnostics fréquemment associés . La comorbidité désigne la présence ou l’association de plusieurs diagnostics chez une même personne. La validité discriminante renvoie, elle, à la capacité de distinguer un diagnostic d’un autre.
Ce travail théorique s’appuie sur une analyse textuelle systématique antérieure des descriptions du TDAH dans le DSM. Il ne fournit pas de mesure nouvelle de l’efficacité d’un diagnostic ou d’un traitement. Selon son résumé, réfléchir à la cohérence des classifications pourrait être utile aux cliniciens confrontés à des décisions diagnostiques complexes, comme aux personnes qui élaborent les futures classifications psychiatriques.
- Type d’étude
- Analyse théorique, appuyée sur une analyse textuelle systématique antérieure des descriptions du TDAH dans les éditions du DSM.
- Population
- non précisée dans le résumé disponible
Cette analyse met en lumière des questions persistantes sur la définition et les frontières diagnostiques du TDAH, sans établir de réponse clinique ou biologique définitive.
