Le gène SMARCC2 code la protéine BAF170, qui participe à un complexe impliqué dans l’organisation de l’ADN et la régulation de l’expression des gènes. Il figure parmi les gènes associés au risque de TSA. Les mécanismes concernés restent incomplètement compris, mais les auteurs décrivent un rôle dans la mémoire et dans le fonctionnement des synapses, les zones de communication entre neurones.
Dans des échantillons post-mortem de cortex préfrontal provenant de personnes autistes, l’équipe observe une baisse de l’expression nucléaire de SMARCC2. Des neurones dérivés de cellules souches de personnes autistes présentaient aussi une diminution de cette protéine. Lorsque SMARCC2 était réduit dans ces neurones, l’expression de gènes liés aux synapses diminuait également.
Chez des souris adolescentes présentant une déficience de Smarcc2 dans le cortex préfrontal, la mémoire de travail était altérée, tandis que les comportements sociaux et apparentés à l’anxiété étaient largement préservés. Les enregistrements électriques ont aussi mis en évidence des courants synaptiques altérés dans les neurones étudiés. Les auteurs rapportent en parallèle une moindre expression de gènes impliqués dans la transmission synaptique.
Le romidepsine, un médicament qui inhibe des enzymes appelées HDAC et peut modifier l’acétylation des histones, a été administré chez les souris déficientes . Dans ce modèle, plusieurs mesures, dont la mémoire de travail, l’expression de gènes synaptiques et l’activité synaptique, ont été normalisées. Ces résultats précliniques ne permettent pas d’en déduire un effet thérapeutique chez les personnes autistes.
- Type d’étude
- Étude expérimentale préclinique associant analyses d’échantillons post-mortem, neurones humains dérivés de cellules souches et modèles murins.
- Population
- Échantillons post-mortem de cortex préfrontal de personnes avec TSA, neurones dérivés de cellules souches de personnes avec TSA et souris adolescentes. Le nombre de participants et d’animaux n’est pas précisé dans le résumé disponible.
Dans des modèles cellulaires et murins, une diminution de SMARCC2 est associée à des altérations de gènes et de fonctions synaptiques, ainsi qu’à une mémoire de travail altérée chez la souris.
