Entre février et juillet 2024, des parents australiens d’enfants âgés de 6 à 24 mois ont comparé des interventions hypothétiques par paires. Deux expériences de choix discrets ont ainsi mesuré leurs préférences. Cette méthode demande aux participants de choisir entre plusieurs options afin d’établir un classement relatif. Les interventions visaient à prévenir ou atténuer différentes maladies chroniques de l’enfance ou de l’âge adulte.
La première expérience, complétée par 1 866 parents, portait sur huit problèmes associés au vieillissement. La santé cardiovasculaire arrive première , avec un rang moyen de 3,2 sur une échelle où 1 correspondait au meilleur classement. Suivaient la cognition, la santé pulmonaire, la glycémie, la force osseuse et musculaire, la vision, la santé rénale puis l’audition, dont le rang moyen était de 5,8.
Dans la seconde expérience, menée auprès de 1 343 parents, quatre thèmes de la première sélection étaient associés à quatre problèmes courants chez l’enfant. L’anxiété et la dépression dominent le classement, avec un rang moyen de 3,6. Venaient ensuite la santé cardiovasculaire, l’autisme et l’asthme. Le résumé ne précise ni le contenu des interventions proposées ni la manière dont l’autisme était présenté aux participants.
La pondération statistique destinée à mieux représenter l’ensemble des parents de la cohorte Generation Victoria a peu modifié les classements. Les auteurs retiennent des priorités larges et variées . Les faibles taux de réponse, 11,4 % puis 9,8 %, limitent néanmoins la transposition de ces résultats aux politiques publiques. Ils proposent donc de les confronter à d’autres méthodes de consultation.
- Type d’étude
- Deux expériences de choix discrets menées entre février et juillet 2024, avec analyse pondérée pour estimer les préférences de l’ensemble des parents de Generation Victoria.
- Population
- Échantillons de convenance de parents d’enfants âgés de 6 à 24 mois participant à Generation Victoria, en Australie. La première expérience comptait 1 866 répondants et la seconde 1 343.
Dans ces deux échantillons, les préférences parentales couvraient plusieurs dimensions de santé, avec des classements élevés pour la santé cardiovasculaire, l’anxiété ou la dépression et l’autisme, mais les faibles taux de réponse limitent la portée des résultats.
