Les auteurs ont examiné la manière dont statut autistique et genre sont associés au développement et au maintien des amitiés à l’âge adulte. Leur analyse porte sur 710 réponses valides et s’intéresse séparément à ces deux variables, sans permettre d’établir qu’elles produisent elles-mêmes les différences observées.

La recherche repose sur une photographie à un instant donnée, puisque son protocole est transversal. Les participants ont rempli une version modifiée du Cambridge Friendship Questionnaire, ou FQ, un outil utilisé ici pour étudier certains aspects de la formation et de l’entretien des liens amicaux.

L’analyse fait apparaître des écarts de scores significatifs selon le statut autistique et selon le genre. Globalement, les personnes non autistes obtenaient des scores FQ plus élevés que les personnes autistes, et les femmes des scores plus élevés que les autres groupes de genre. Les scores les plus élevés étaient observés chez les femmes non autistes.

Le résumé indique que les associations avec l’autisme et le genre étaient indépendantes l’une de l’autre. Leur interprétation reste néanmoins limitée par les informations disponibles sur les catégories étudiées et la mesure employée. Ces résultats sont diffusés sans évaluation par les pairs et doivent donc être considérés comme préliminaires.

L’étude en bref

Type d’étude
Étude transversale par questionnaire.
Population
710 adultes ayant fourni des réponses valides au questionnaire.
À retenir

Cette prépublication observe des différences de scores d’amitié associées séparément au statut autistique et au genre, sans permettre de conclure à un lien causal.