Chez 11 868 jeunes suivis dans l’étude américaine ABCD, des symptômes de dépression, de TDAH, de troubles des conduites ou de trouble oppositionnel avec provocation étaient associés à une probabilité plus élevée d’usage de cannabis au fil du suivi. Une prépublication non évaluée par les pairs rapporte ces résultats, qui demandent donc confirmation.
Les données déclarées par les jeunes ont été recueillies entre l’inclusion et quatre ans plus tard, de 9 à 15 ans. Les chercheurs ont utilisé des modèles statistiques distinguant les écarts entre participants des variations chez une même personne au cours du temps, et ont examiné la place de l’âge dans ces associations. Le suivi couvre quatre années et porte sur l’usage de cannabis ainsi que cinq groupes de symptômes.
Dans les comparaisons entre jeunes, les associations réciproques étaient observées pour tous les symptômes étudiés sauf l’anxiété. Une hausse des symptômes anxieux était associée à une plus grande probabilité de déclarer un usage de cannabis un an plus tard, tandis que l’association dans l’autre sens n’était pas retrouvée. L’anxiété suit un lien unidirectionnel dans les analyses principales.
Les associations prospectives les plus fortes, à la fois entre les jeunes et au sein d’un même jeune, concernaient les symptômes dépressifs et les troubles des conduites. L’âge modérait ces liens, sans que le résumé n’en précise le sens ou l’ampleur. Ces résultats restent des associations et ne permettent pas d’établir que l’un de ces facteurs cause l’autre.
- Type d’étude
- Étude longitudinale prospective avec analyses de régression multiniveau.
- Population
- 11 868 adolescents américains âgés de 9 à 15 ans, participant à l’étude longitudinale ABCD.
Cette prépublication associe surtout les symptômes dépressifs et de troubles des conduites à l’usage ultérieur de cannabis, avec des liens réciproques observés au cours de l’adolescence précoce.
