Le microbiote intestinal et le système nerveux communiquent dans les deux sens, un ensemble souvent appelé axe intestin-cerveau. Dans une prépublication non évaluée par les pairs, des auteurs ont comparé des données sur la dysbiose microbienne dans la dépression, l’anxiété, la schizophrénie et le TSA. Leur point de départ est un dialogue bidirectionnel intestin cerveau .
L’enquête anonyme en ligne a réuni 230 personnes, majoritairement jeunes, affiliées aux sciences de la santé et vivant en Inde. Environ trois quarts connaissaient un lien possible entre intestin et santé mentale. Près de la moitié ne rapportait aucune pratique alimentaire spécifique. Près de 60 % décrivaient des symptômes digestifs associés au stress, tout en consultant rarement pour ce motif.
Pour la comparaison informatique, les auteurs ont extrait de la base Disbiome des listes de taxons fécaux, groupes de micro-organismes, déclarés augmentés ou réduits selon chaque trouble. Dépression, anxiété et schizophrénie présentaient des signatures largement chevauchantes , notamment pour plusieurs genres ou familles bactériennes. Le profil attribué au TSA se distinguait par un recouvrement limité avec les trois autres troubles.
Les rapprochements observés concernent des associations répertoriées, pas la preuve qu’un microbiote provoque un trouble neurologique ou psychiatrique. Les auteurs évoquent des pistes thérapeutiques spécifiques , mais le résumé ne permet pas d’évaluer la solidité des études rassemblées par la base ni les différences entre elles. Une lecture du texte intégral serait nécessaire avant d’interpréter ces résultats pour des stratégies thérapeutiques.
- Type d’étude
- Enquête en ligne anonyme et analyse comparative in silico de listes de taxons microbiens issues de la base Disbiome.
- Population
- 230 répondants à une enquête en ligne, majoritairement jeunes, affiliés aux sciences de la santé et vivant en Inde. La population des études sous-jacentes à l’analyse microbiologique n’est pas précisée dans le résumé disponible.
Cette prépublication rapporte un profil microbien associé au TSA distinct de ceux recensés pour la dépression, l’anxiété et la schizophrénie, sans permettre d’établir une relation causale.
