Dans cette cohorte d’environ 14 000 personnes recrutées pour des troubles liés à l’usage de substances ou comme témoins, les participants répondant aux critères DSM-IV du TDAH présentaient des probabilités plus élevées pour chacun des troubles liés à l’usage de substances analysés selon le DSM-5. Ils rapportaient aussi davantage d’usage de plusieurs substances et un début plus jeune de leur consommation.
Chez les 10 275 participants disposant de données génétiques, un score polygénique, qui synthétise de nombreux variants associés à un trait, du TDAH était associé à plusieurs troubles liés à l’usage de substances. Cette association persistait après prise en compte de scores génétiques propres à chaque substance, dans le groupe étudié d’ascendance génétique proche des populations européennes.
Les scores polygéniques liés aux substances étaient globalement moins associés au TDAH. Seul le score relatif à l’initiation du tabagisme était associé au diagnostic et au nombre de critères de TDAH, uniquement dans ce même groupe d’ascendance. Les auteurs appellent à des études plus diversifiées pour mieux préciser ces relations.
- Type d’étude
- Étude observationnelle menée à partir des données de la cohorte Yale-Penn, avec analyses phénotypiques et génétiques.
- Population
- Environ 14 000 personnes de la cohorte Yale-Penn, recrutées pour des troubles liés à l’usage de substances et/ou comme témoins. Des données génétiques étaient disponibles pour 10 275 participants.
Dans cette cohorte, le TDAH et sa vulnérabilité génétique mesurée par score polygénique étaient associés à plusieurs troubles liés à l’usage de substances, sans démontrer un lien de causalité.
