À partir d’IRM pondérées en diffusion, les chercheurs ont cartographié seize faisceaux liés au langage chez 13 enfants autistes et 12 enfants neurotypiques. Ils ont étudié leur microstructure par tractographie, une méthode qui reconstitue le trajet probable des fibres cérébrales. La compréhension écrite a été évaluée avec un test standardisé de lecture orale.

Les enfants autistes présentaient une anisotropie quantitative plus élevée dans six des seize faisceaux. Cette mesure, appelée QA, renseigne sur l’organisation des fibres à partir de la diffusion de l’eau. Deux faisceaux montraient aussi une diffusion isotrope plus importante. Selon les auteurs, ces observations évoquent des faisceaux plus denses entourés de davantage d’eau libre.

Les analyses font apparaître des associations opposées entre groupes . Chez les enfants autistes, une QA plus faible, notamment dans le faisceau arqué gauche, était associée à une meilleure compréhension écrite. Chez les enfants neurotypiques, une QA plus élevée était au contraire associée à de meilleurs résultats. Ces liens ne permettent pas d’établir une relation de cause à effet.

Les auteurs proposent que les enfants autistes puissent mobiliser des voies plus localisées pour la lecture, plutôt que les réseaux langagiers plus intégrés observés dans l’autre groupe. Ils envisagent la QA comme un candidat pour différencier les interventions liées au langage. À ce stade, un biomarqueur reste une hypothèse , compte tenu du caractère préliminaire de l’étude et de son effectif limité.

L’étude en bref

Type d’étude
Étude préliminaire comparative d’imagerie cérébrale, avec tractographie et analyses corrélationnelles.
Population
25 enfants, dont 13 enfants autistes et 12 enfants neurotypiques.
À retenir

Dans ce petit échantillon, la microstructure de plusieurs faisceaux liés au langage et son association avec la compréhension écrite différaient entre enfants autistes et neurotypiques.