Entre 2013 et 2019, les chercheurs ont filmé jusqu’à cinq séances de jeu par binôme. Ils ont étudié la synchronie de la dyade , définie ici comme la concordance des états et l’alternance des tours au-delà de ce qui serait attendu par hasard. Le regard, les manifestations d’affect positif et les vocalisations ont été codés à partir des vidéos.
Les trajectoires ont été estimées entre 6 et 36 mois à l’aide de modèles statistiques tenant compte des mesures répétées. Sur l’ensemble de cette période, les enfants classés dans le groupe autisme à 36 mois présentaient une synchronie globale plus faible que ceux du groupe de comparaison. Ce résultat décrit une différence entre groupes et ne permet pas d’en déduire un lien causal.
L’analyse séparée du regard, de l’affect positif et des vocalisations a fait apparaître des profils particuliers de réactivité. Cette notion renvoie à la réponse de chaque partenaire aux comportements de l’autre. Les indices de différences entre les groupes selon ces modalités étaient néanmoins mitigés. Le résumé ne permet donc pas de dégager un profil uniforme propre à l’autisme ou aux préoccupations concernant le TDAH.
L’échantillon comprenait majoritairement des garçons, des personnes blanches et non hispaniques. Ces caractéristiques limitent la portée des résultats à des populations plus diverses. Les auteurs proposent que de futurs travaux examinent les liens entre synchronie, étapes du développement, services reçus et évolution à plus long terme, sans affirmer que ces liens sont déjà établis.
- Type d’étude
- Étude longitudinale observationnelle avec mesures répétées de 6 à 36 mois et analyse par modèles à effets mixtes.
- Population
- 163 enfants suivis de 6 à 36 mois, présentant une probabilité élevée ou moyenne d’autisme ou de TDAH. À 36 mois, 28 étaient classés dans le groupe autisme, 20 dans le groupe « préoccupations concernant le TDAH » et 115 dans le groupe de comparaison. L’échantillon était majoritairement masculin, blanc et non hispanique.
Dans cette cohorte, la synchronie globale entre l’enfant et son proche aidant était plus faible de 6 à 36 mois dans le groupe autisme que dans le groupe de comparaison, tandis que les résultats par comportement étaient plus partagés.
