Une vaste analyse internationale a réuni 10 135 personnes ayant reçu un diagnostic de schizophrénie, d’autisme, de trouble bipolaire, de trouble obsessionnel-compulsif, de trouble anxieux généralisé ou de dépression majeure. Elle les a comparées à 11 998 participants de référence, recrutés sur six continents, pour étudier des écarts cérébraux partagés dans la structure du cerveau.

Les chercheurs ont employé une modélisation normative, qui situe les mesures d’une personne par rapport à des trajectoires de référence allant de 5 à 80 ans. Ils ont examiné l’épaisseur et la surface du cortex, ainsi que les volumes de structures sous-corticales. Les variations observées se regroupaient selon des axes liés, dans le résumé, à l’organisation des connexions, à la maturation et à la diversité cellulaire du cortex.

Dans les six diagnostics, les écarts structurels se recouvraient largement, tout en s’exprimant différemment selon les diagnostics et, en partie, selon la sévérité des symptômes. Les écarts extrêmes, y compris ceux rares et très individualisés, suivaient aussi une organisation cérébrale commune . Ils se concentraient dans des régions densément connectées. Les différences entre diagnostics augmentaient vers le cortex associatif.

Ces résultats décrivent une organisation commune des variations structurelles, sans établir qu’elle explique les troubles ni qu’elle permette de distinguer les personnes individuellement. L’article est une prépublication non encore évaluée par les pairs. Ses conclusions doivent donc être lues comme préliminaires, et le résumé ne détaille pas les limites ni les méthodes propres à chaque cohorte.

L’étude en bref

Type d’étude
Analyse transdiagnostique multicohorte utilisant une modélisation normative des mesures structurelles cérébrales.
Population
10 135 personnes ayant reçu un diagnostic de schizophrénie, d’autisme, de trouble bipolaire, de trouble obsessionnel-compulsif, de trouble anxieux généralisé ou de dépression majeure, comparées à 11 998 participants de référence sur six continents.
À retenir

Cette prépublication suggère que les variations structurelles cérébrales observées dans plusieurs diagnostics suivent une organisation commune, tout en présentant des différences selon les diagnostics.