Menée pendant cinq mois dans un hôpital universitaire de soins tertiaires, cette étude transversale à méthodes mixtes a inclus 50 mères indiennes d’enfants présentant des troubles neurologiques ou neurodéveloppementaux. Des échelles standardisées ont mesuré le stress et les stratégies d’adaptation, puis des entretiens semi-directifs ont recueilli leur vécu. Le document reste une prépublication non évaluée par les pairs.

Le score moyen obtenu sur l’échelle de stress parental était de 49,06, ce que les auteurs interprètent comme un stress perçu important . Les niveaux les plus élevés concernaient les mères d’enfants avec paralysie cérébrale ou TDAH. Les différences observées entre les troubles n’atteignaient toutefois pas le seuil de significativité statistique retenu par les chercheurs.

La dimension du questionnaire portant sur le maintien du soutien social, de l’estime de soi et de la stabilité psychologique était associée à moins de stress . Elle constituait la variable la plus fortement associée au stress dans le modèle final, qui expliquait 41,9 % de sa variabilité. Un statut socioéconomique plus élevé était, dans cette analyse, indépendamment associé à davantage de stress.

Les entretiens ont fait ressortir les difficultés quotidiennes, la détresse émotionnelle, les contraintes financières ainsi que les répercussions sur les routines familiales et le travail. Les mères ont également décrit des appuis familiaux et sociaux , notamment la famille, la spiritualité et les réseaux de pairs. Ces résultats observationnels mettent en évidence des associations et ne permettent pas d’établir des liens de cause à effet.

L’étude en bref

Type d’étude
Étude transversale à méthodes mixtes, combinant questionnaires quantitatifs et entretiens semi-directifs.
Population
50 mères indiennes d’enfants présentant des troubles neurologiques ou neurodéveloppementaux et suivis dans un hôpital universitaire de soins tertiaires.
À retenir

Dans cet échantillon, le soutien social, l’estime de soi et la stabilité psychologique étaient associés à un stress parental moins élevé, sans permettre de conclure à un effet causal.