Cette étude porte sur les attitudes stigmatisantes envers les personnes ayant un TDAH à l’adolescence. Elle a évalué deux formations scolaires associant des informations sur le trouble à des expériences immersives. Le travail est présenté sous la forme d’ une prépublication non évaluée par les pairs. Ses résultats doivent donc être considérés comme provisoires.

L’essai a inclus 599 adolescents de 14 à 17 ans, scolarisés dans 13 établissements secondaires flamands. Il comportait trois groupes constitués au hasard . Le premier suivait des exercices expérientiels animés par un enseignant, le deuxième utilisait un jeu sérieux et le troisième poursuivait les cours habituels. Les attitudes explicites et implicites ont été mesurées avant, juste après, puis six semaines après l’intervention. Les attitudes implicites correspondent à des associations évaluées sans demander directement aux participants de déclarer leur opinion.

Entre la première mesure et celle réalisée juste après la formation, les analyses indiquent un écart favorable au traditionnel par rapport au jeu. Pour autant, aucune des deux formations ne différait significativement des cours habituels. Les évolutions des attitudes explicites ne présentaient pas non plus de différence significative entre les trois groupes.

La forte attrition observée a conduit les auteurs à centrer les analyses principales sur les participants ayant répondu avant et immédiatement après la formation. L’attrition désigne ici la perte de participants au fil des évaluations. Cette limite réduit notamment la portée des données recueillies six semaines plus tard. À ce stade, l’étude ne permet donc pas d’établir que ces formations diminuent les attitudes stigmatisantes envers le TDAH.

L’étude en bref

Type d’étude
Essai contrôlé randomisé comparant deux formations de sensibilisation au TDAH aux cours habituels.
Population
599 adolescents âgés de 14 à 17 ans, issus de 13 établissements secondaires flamands en Belgique.
À retenir

Dans cette prépublication, ni la formation traditionnelle ni le jeu sérieux ne se distinguent significativement des cours habituels pour réduire les attitudes stigmatisantes, dans un contexte de forte attrition.