Avant chaque séance d’électroconvulsivothérapie, ou ECT, l’équipe doit établir un accès intraveineux répété . Cette étape peut être difficile et contribuer à des retards, à des interventions liées à la sédation ou à l’arrêt du traitement. Le port implantable est ici un dispositif destiné à faciliter cet accès au cours des séances.

L’étude repose sur une cohorte rétrospective monocentrique de 1 057 patients ayant reçu une ECT entre 2017 et 2025. Les chercheurs ont examiné séparément les liens entre la pose d’un port et plusieurs caractéristiques, dont l’âge, le sexe, la race, le nombre de séances, la catatonie et un antécédent de trouble du spectre de l’autisme.

Au total, 27 patients, soit 2,6 %, avaient reçu un port. Sa pose était associée à davantage de séances d’ECT . Avant celle-ci, le nombre de séances allait de 0 à 135, avec une médiane de 11. Un antécédent de TSA concernait 22,2 % des personnes avec port, contre 6,6 % de celles sans port. Les femmes représentaient respectivement 77,8 % et 56,4 % de ces groupes.

Ces résultats décrivent des associations, pas des causes . Les analyses présentées dans le résumé sont univariées, ce qui ne permet pas de déterminer si chaque facteur reste associé à la pose après prise en compte des autres. Les auteurs estiment que leur repérage pourrait favoriser une réflexion plus précoce sur le port lors de parcours d’ECT prolongés ou complexes.

L’étude en bref

Type d’étude
Étude de cohorte rétrospective menée dans un seul centre universitaire entre 2017 et 2025, avec analyses statistiques univariées.
Population
1 057 patients ayant reçu une électroconvulsivothérapie dans un centre universitaire, dont 27 avec un port implantable.
À retenir

Dans cette cohorte, la pose d’un port était associée à un plus grand nombre de séances d’ECT, à un antécédent de TSA et au sexe féminin, sans permettre de conclure à des liens causaux ou indépendants.