La trichotillomanie, trouble marqué par l’arrachage répétitif de cheveux ou de poils, est fréquemment associée au TDAH selon les auteurs. Les deux troubles ont été liés à certaines difficultés pour freiner une réponse motrice automatique . Cette capacité correspond au fait d’interrompre ou de retenir un geste déjà engagé ou préparé.
Dans cette étude, trois groupes d’adultes ont été comparés. Cinquante-neuf signalaient une trichotillomanie sans TDAH, 61 une trichotillomanie avec TDAH, et 59 appartenaient à un groupe témoin sain. Les participants ont réalisé une tâche Go/No-Go et une tâche de signal d’arrêt, deux mesures de l’inhibition de réponse.
Les chercheurs s’attendaient à de moins bonnes performances dans le groupe déclarant les deux troubles, par rapport au groupe avec trichotillomanie seule et aux témoins. Ils prévoyaient aussi que le groupe avec trichotillomanie seule ne se distinguerait pas des témoins. Or, aucune différence statistiquement significative n’a été observée entre les trois groupes sur les deux tâches.
Ces résultats ne soutiennent donc pas l’hypothèse selon laquelle la présence d’un TDAH autodéclaré expliquerait les résultats variables déjà rapportés dans la trichotillomanie. Ils ne démontrent pas une équivalence , ni l’absence de difficulté individuelle. Le résumé ne précise pas les modalités de recrutement, la confirmation des diagnostics ou le détail des analyses, ce qui limite l’interprétation.
- Type d’étude
- Étude comparative fondée sur deux tâches expérimentales d’inhibition de la réponse motrice.
- Population
- 179 adultes répartis entre un groupe avec trichotillomanie autodéclarée seule (59), un groupe avec trichotillomanie et TDAH autodéclarés (61), et un groupe témoin sain (59).
Les deux tâches utilisées n’ont pas mis en évidence de différence significative d’inhibition motrice entre les trois groupes, sans permettre de conclure à leur équivalence.
