Cette revue narrative examine les performances de cognition sociale comme critères dans les essais pharmacologiques portant sur les troubles neurodéveloppementaux. Cette notion englobe notamment la reconnaissance des émotions faciales, la mentalisation en situation sociale exigeante et la théorie de l’esprit, soit la capacité à inférer les états mentaux d’autrui. Les profils associés à l’autisme, au TDAH, au trouble développemental du langage et à la déficience intellectuelle sont synthétisés.
Dans ces essais, les critères comportementaux habituels reposent souvent sur l’irritabilité et sur des évaluations réalisées par les proches. Selon la revue, ces mesures décrivent surtout des réactions comportementales et peuvent être éloignées des mécanismes supposés de certains médicaments. Les performances directes de cognition sociale restent rarement retenues comme critère principal ou coprincipal.
Les auteurs défendent une hypothèse explicitement conditionnelle . Un décalage entre le mécanisme ciblé et le critère retenu pourrait contribuer à rendre certains résultats négatifs difficiles à interpréter. La revue rappelle aussi d’autres explications possibles, dont le manque de puissance statistique, l’hétérogénéité des échantillons, une dose inadéquate, une forte réponse au placebo ou une réelle absence d’efficacité.
Le cadre proposé comporte trois niveaux et pose des exigences méthodologiques préalables . La cognition sociale pourrait devenir un critère coprincipal lorsque le mécanisme du traitement lui correspond, ou rester un critère secondaire prédéfini ou une variable modératrice dans les autres cas. Une validation adaptée, une fiabilité suffisante entre deux mesures, le contrôle des effets d’apprentissage et la définition d’un changement significatif seraient nécessaires. La revue ne propose ni de remplacer les critères existants ni d’appliquer cette approche à tous les essais.
- Type d’étude
- Revue narrative.
- Population
- non précisée dans le résumé disponible
La cognition sociale pourrait compléter certains essais pharmacologiques lorsque le mécanisme étudié et les outils de mesure sont suffisamment alignés, mais la revue ne recommande pas son usage systématique.
