Au fil du suivi longitudinal par vidéo à grande échelle de sociétés de souris mâles, des cliques sociales stables se sont formées dans certaines configurations du groupe. De petite taille, elles ont conservé leur cohésion. La parenté ne facilitait pas significativement l’entrée, ce qui indique que ces liens ne se réduisaient pas aux relations entre apparentés.

Les auteurs comparent ces cliques à des « rich-clubs » humains, soit des groupes fortement interconnectés et influents . Leurs membres interagissaient mutuellement, occupaient un rang social élevé et exerçaient une influence sur les souris extérieures au groupe. L’étude porte ainsi sur l’organisation collective des relations, au-delà des interactions entre deux individus.

Les chercheurs ont ensuite supprimé conditionnellement le récepteur de l’ocytocine dans le cortex olfactif, une région sensorielle liée au traitement des odeurs. La motivation sociale restait préservée , mais les souris concernées ne rejoignaient pas les groupes influents. Elles approchaient aussi leurs congénères de façon moins régulière et recevaient des liens réciproques plus instables.

À l’échelle du réseau, ces différences individuelles s’accompagnaient d’une organisation sociale moins stable. Ces résultats concernent un modèle animal et soutiennent, dans ce cadre expérimental, un rôle nécessaire des récepteurs de l’ocytocine du cortex olfactif dans la formation de relations durables. La référence à l’autisme sert à situer l’enjeu scientifique, sans établir de conclusion sur les personnes autistes.

L’étude en bref

Type d’étude
Étude expérimentale longitudinale chez la souris, fondée sur un suivi vidéo de sociétés animales et une suppression conditionnelle du récepteur de l’ocytocine dans le cortex olfactif.
Population
non précisée dans le résumé disponible
À retenir

Chez des souris mâles, les récepteurs de l’ocytocine du cortex olfactif apparaissent nécessaires à l’intégration dans des cliques sociales stables, sans permettre de conclusion directe chez l’humain.