Chez 30 enfants diagnostiqués avec un TSA selon les critères DSM-5 et l’outil ADOS-2, cette étude a comparé une transplantation de microbiote fécal et un régime cétogène. Deux interventions ciblant le microbiote intestinal ont été examinées. La transplantation consiste à transférer des micro-organismes intestinaux provenant de selles. Les symptômes ont notamment été évalués avec les échelles CARS et ABC.

Après l’intervention, les scores CARS moyens ont diminué dans les deux groupes, de 34,87 à 33,53 avec la transplantation et de 35,13 à 33 avec le régime cétogène. Des scores en baisse ont aussi été rapportés sur l’échelle ABC dans le groupe régime cétogène, de 63,07 à 42,73. Dans le groupe transplantation, la baisse de 79,93 à 69,33 n’atteignait pas le seuil statistique indiqué par les auteurs.

Les analyses du microbiote n’ont pas relevé de changement statistiquement significatif de sa diversité globale, mesurée par les indices de diversité alpha et bêta, dans l’un ou l’autre groupe. Des signatures microbiennes distinctes ont néanmoins été observées après les interventions. La transplantation était associée à une augmentation de certains taxons producteurs de butyrate. Le régime cétogène était associé à d’autres variations bactériennes et à un enrichissement de voies métaboliques dans l’analyse KEGG.

Le résumé conclut que les deux interventions pourraient être liées à des modifications différentes du microbiote. Des éléments méthodologiques manquent toutefois pour interpréter ces résultats, notamment la répartition des enfants entre groupes, la durée du suivi, l’existence d’un groupe témoin et les effets indésirables. À partir du seul résumé, il n’est pas possible d’établir une efficacité comparative ni d’attribuer les évolutions observées aux interventions elles-mêmes.

L’étude en bref

Type d’étude
Étude comparative de deux groupes d’intervention, dont les modalités d’attribution ne sont pas précisées dans le résumé.
Population
30 enfants avec un TSA diagnostiqué selon le DSM-5 et l’ADOS-2.
À retenir

Dans ce petit échantillon, les deux groupes ont présenté des évolutions de certains scores et des profils microbiens post-intervention distincts, mais le résumé ne permet pas de comparer solidement leur efficacité ni d’inférer un effet causal.