Chez les adolescents avec un TDAH, la stigmatisation est souvent vécue dans le cadre scolaire. Elle peut toucher les croyances, les réactions émotionnelles et les comportements des pairs. Cette étude part du constat que la stigmatisation en milieu scolaire peut être invalidante et qu’une action limitée aux connaissances ne couvre pas toutes ses dimensions.
La formation a été élaborée avec des parents, des enseignants, des adolescents avec un TDAH et des membres d’une association spécialisée. Des élèves âgés de 14 à 16 ans ont été répartis aléatoirement entre deux groupes. Deux interventions ont été comparées . L’une reposait uniquement sur la psychoéducation. L’autre y ajoutait une composante affective consistant à faire l’expérience de symptômes du TDAH, afin de favoriser l’empathie et la compréhension.
Les attitudes ont été mesurées avant et après l’intervention au moyen de questionnaires portant sur le TDAH et sur le handicap en général. Parmi les 115 participants ayant fourni les données nécessaires, soit 66 % de l’échantillon, les attitudes positives ont progressé dans le groupe de sensibilisation au TDAH, mais pas dans celui ayant reçu la psychoéducation seule. Aucun effet modérateur n’a été observé. L’évolution ne s’est pas étendue aux attitudes envers le handicap en général.
Les fermetures d’établissements liées notamment au Covid-19 ont entraîné de nombreuses données manquantes après l’intervention. L’analyse ne porte donc que sur les participants ayant terminé l’étude. En outre, ces résultats restent très préliminaires , puisque le document est une prépublication qui n’a pas encore été évaluée par les pairs. Les auteurs présentent eux-mêmes leurs conclusions comme provisoires et appellent à poursuivre le développement et l’évaluation de programmes scolaires de sensibilisation à la neurodiversité.
- Type d’étude
- Étude pilote randomisée, comparative, avec mesures avant et après l’intervention.
- Population
- Adolescents âgés de 14 à 16 ans. L’analyse des participants ayant terminé l’étude porte sur 115 adolescents, soit 66 % de l’échantillon.
Cette étude pilote suggère prudemment qu’ajouter une composante affective à la psychoéducation pourrait améliorer les attitudes envers le TDAH, sans effet observé sur les attitudes envers le handicap en général.
