Menée en ligne aux États-Unis et à Hong Kong, cette étude transversale porte sur 2 115 adolescents et jeunes, avec ou sans identification d’un TDAH. Elle examine les confidences adressées à l’IA au sujet de pensées intimes liées à la santé mentale. Les auteurs présentent les chatbots comme un possible premier espace de divulgation, avant l’accès à une aide professionnelle.
Les chercheurs se sont intéressés aux liens entre l’autocompassion, la manière de rêvasser et la propension à se confier. L’autocompassion désigne ici une attitude compréhensive envers soi-même. Une modélisation par équations structurelles a servi à tester les relations supposées entre ces dimensions, puis à comparer les jeunes identifiés avec un TDAH et leurs pairs.
Les jeunes avec un TDAH présentaient des profils nettement différents concernant les styles de rêverie et l’autocompassion. Les relations statistiques entre les styles de rêverie et les confidences à l’IA variaient aussi selon le statut TDAH. Dans ce groupe, une autocompassion plus élevée était associée à moins de confidences adressées au chatbot.
Chez les autres participants, les résultats montrent des associations dépendantes du contexte . L’autocompassion renforçait le lien entre rêverie positive et confidences, mais limitait celui observé avec la rêverie marquée par la culpabilité, la dysphorie ou un faible contrôle attentionnel. Cette enquête transversale ne permet pas d’établir de causalité. Elle invite surtout à tenir compte des différences individuelles et de la neurodiversité dans l’interprétation de ces échanges.
- Type d’étude
- Enquête transversale en ligne avec modélisation par équations structurelles et analyses multigroupes.
- Population
- 2 115 adolescents et jeunes des États-Unis et de Hong Kong, avec ou sans identification d’un TDAH.
Les liens entre styles de rêverie, autocompassion et confidences à une IA varient selon l’identification d’un TDAH, sans que cette étude transversale permette d’établir une relation causale.
