Les entretiens d’embauche désavantagent les personnes autistes par rapport aux personnes neurotypiques, selon des travaux antérieurs cités par les auteurs. Cette étude examine si les outils de sélection alternatifs réduisent ces écarts ou risquent de les reproduire lors d’un recrutement.
Les chercheurs ont comparé des adultes autistes et neurotypiques sur trois types d’évaluation. Ils ont étudié les tests d’aptitude mentale générale, qui mesurent certaines capacités de raisonnement, les questionnaires de personnalité et les tests de jugement situationnel. Ces derniers demandent de choisir une réponse face à une situation professionnelle. Les trois méthodes ont produit des écarts défavorables aux autistes jugés significatifs par les auteurs.
L’analyse s’est aussi intéressée aux résultats du test de jugement situationnel. Les participants autistes y obtenaient des scores statistiquement plus faibles. Après prise en compte de l’aptitude mentale générale, des traits de personnalité, du genre et de l’âge, un écart persistait au SJT . Le résumé ne fournit ni l’ampleur précise de cet écart ni les caractéristiques détaillées de l’échantillon.
Ces observations suggèrent que des évaluations souvent présentées comme plus objectives que l’entretien peuvent malgré tout entraîner un impact défavorable lorsqu’elles servent à recruter. Les auteurs appellent à concevoir des méthodes qui rendent mieux compte des compétences professionnelles des candidats neurodivergents. Ils présentent néanmoins des résultats encore préliminaires , qui ne permettent pas à eux seuls de conclure sur tous les outils ou contextes de recrutement.
- Type d’étude
- Étude quantitative comparative utilisant des comparaisons de moyennes standardisées et des analyses de régression multivariée.
- Population
- non précisée dans le résumé disponible
Dans cet échantillon, trois outils courants de sélection étaient associés à des résultats moins favorables pour les participants autistes que pour les participants neurotypiques.
