Cette revue systématique avec méta-analyse s’intéresse aux anomalies physiques mineures, décrites comme des variantes morphologiques discrètes susceptibles de refléter un développement prénatal atypique. Les auteurs ont recherché dans PubMed, Web of Science et la littérature grise des études cas-témoins publiées jusqu’en décembre 2025, comparant le TSA ou le TDAH à un développement typique.

Au total, douze études sur le TSA et huit sur le TDAH répondaient aux critères d’inclusion. L’analyse combinée met en évidence un score global plus élevé dans les deux troubles par rapport aux groupes témoins. La taille d’effet groupée atteignait un g de Hedges de 0,72, avec un intervalle de confiance à 95 % allant de 0,56 à 0,89. Le g de Hedges mesure ici une différence standardisée entre groupes.

Les estimations séparées étaient significatives pour le TSA, avec un g de 0,69, comme pour le TDAH, avec un g de 0,77. La comparaison ne montre aucune différence significative entre troubles . Dans le TSA, l’association était plus forte pour les particularités craniofaciales que pour les particularités périphériques. Les analyses par caractéristique relevaient notamment plusieurs éléments liés aux oreilles et au palais.

Pour le TDAH, les analyses ont détecté des effets liés aux études de petite taille, suggérant une possible surestimation des effets . Les conclusions restaient néanmoins robustes dans les analyses de sensibilité rapportées. Selon les auteurs, ces particularités constitueraient plutôt un marqueur transversal d’un développement précoce perturbé qu’un moyen de distinguer fortement TSA et TDAH. Les comparaisons cas-témoins ne permettent pas d’établir une relation causale.

L’étude en bref

Type d’étude
Revue systématique et méta-analyse d’études cas-témoins, avec modèles à effets aléatoires.
Population
non précisée dans le résumé disponible
À retenir

Les études réunies associent le TSA et le TDAH à des scores plus élevés d’anomalies physiques mineures, sans différence significative entre les deux troubles.