Cette étude prospective a suivi pendant six semaines 33 enfants et adolescents avec un TDAH et des troubles du sommeil. Tous prenaient un traitement stable par méthylphénidate ou atomoxétine. Les participants ont reçu de la mélatonine une heure avant le coucher, à une dose adaptée à leur poids. Il s’agissait d’ un suivi ouvert sans contrôle . Trente-deux participants ont terminé l’étude.

Les parents ont rempli à plusieurs reprises le Children’s Sleep Habits Questionnaire, un questionnaire sur les habitudes et difficultés de sommeil. Entre le début et la sixième semaine, le sommeil rapporté s’améliore nettement , avec une baisse du score total moyen de 50,25 à 34,31. Six des huit dimensions du questionnaire présentaient aussi une amélioration statistiquement significative après correction pour les comparaisons multiples.

Les chercheurs ont également relevé des changements au test Stroop , utilisé ici comme mesure neurocognitive. Les performances observées étaient meilleures après six semaines, avec des différences d’ampleur importante. Les auteurs soulignent toutefois qu’un effet d’apprentissage reste possible. Réaliser deux fois le même type de test peut améliorer les résultats indépendamment du traitement, et aucun groupe témoin ne permettait de distinguer ces explications.

Les relations entre l’évolution des scores de sommeil et celle des performances au Stroop étaient faibles, avec aucun lien significatif observé . Les effets indésirables signalés étaient légers et transitoires. Ces résultats décrivent donc une évolution conjointe pendant la prise de mélatonine, sans démontrer que celle-ci en est la cause. Les auteurs appellent à des essais randomisés avec des mesures objectives du sommeil et des versions parallèles des tests cognitifs.

L’étude en bref

Type d’étude
Étude prospective, ouverte, à un seul groupe, menée pendant six semaines.
Population
Trente-trois enfants et adolescents avec un TDAH et des troubles du sommeil, sous traitement stable par méthylphénidate ou atomoxétine. Trente-deux ont terminé le suivi.
À retenir

Des améliorations du sommeil rapporté par les parents et des performances au Stroop ont été observées, mais l’absence de groupe témoin ne permet pas de les attribuer à la mélatonine.