Cette étude porte sur 96 enfants âgés de 8 à 12 ans. Parmi eux, 50 répondaient aux critères du DSM-5-TR pour le TDAH et 46 appartenaient au groupe neurotypique. Lors d’une tâche de restitution d’histoire, les enfants avec TDAH ont produit des récits moins complets et moins cohérents que leurs pairs neurotypiques.
Les chercheurs ont aussi relevé davantage de dysfluences, c’est-à-dire d’hésitations ou de reprises qui altèrent la fluidité du discours, ainsi que plus d’erreurs linguistiques dans le groupe TDAH. L’analyse portait sur plusieurs dimensions narratives, afin de ne pas réduire les difficultés de narration observées à un seul aspect du récit.
Chaque enfant a raconté une histoire dans deux conditions, avec ou sans repères visuels. Ces conditions correspondaient à des charges de mémoire différentes, soit une quantité d’informations à retenir plus ou moins importante. Dans les deux groupes, les repères visuels étaient associés à de meilleures performances. Pour certaines variables, l’écart entre les conditions était plus marqué dans le groupe TDAH.
Les auteurs rappellent que les capacités narratives participent à la communication et aux interactions sociales. Ils recommandent donc de les prendre en compte dans une évaluation globale des enfants avec TDAH. Le résumé ne précise toutefois ni l’ampleur des différences observées, ni les variables pour lesquelles les repères visuels étaient associés à un effet plus marqué.
- Type d’étude
- Étude comparative reposant sur une tâche de restitution d’histoire réalisée dans deux conditions, avec et sans repères visuels.
- Population
- 96 enfants âgés de 8 à 12 ans, dont 50 répondant aux critères du DSM-5-TR pour le TDAH et 46 enfants neurotypiques.
Dans cette étude, les enfants avec TDAH présentaient davantage de difficultés narratives, tandis que les repères visuels étaient associés à de meilleures performances dans les deux groupes.
