Cette revue systématique avec méta-analyse a comparé 249 enfants présentant une apnée obstructive du sommeil à 187 enfants témoins en bonne santé et ne ronflant pas. Les résultats font apparaître un écart cognitif global modéré . La mesure standardisée utilisée, le g de Hedges, atteignait 0,67, avec un intervalle de confiance à 95 % allant de 0,44 à 0,90.
Les six études retenues appliquaient des critères de sélection stricts . L’apnée devait être confirmée par polysomnographie, un enregistrement réalisé pendant le sommeil, avec au moins un événement respiratoire par heure. Chaque étude devait aussi inclure directement un groupe témoin et utiliser une évaluation neuropsychologique standardisée. Les enfants avec un TDAH étaient exclus.
Les analyses secondaires indiquent plusieurs domaines cognitifs concernés , dont les fonctions exécutives, la mémoire de travail, l’intelligence et le traitement phonologique. Le résultat global variait peu lorsque les chercheurs retiraient successivement chacune des études, avec des estimations comprises entre 0,58 et 0,77.
L’hétérogénéité entre les études était faible à modérée, ce qui suggère des résultats relativement cohérents dans cet ensemble. Les auteurs invitent néanmoins à la prudence, car seules six études étaient disponibles. Cette synthèse décrit une association, non une causalité , entre l’apnée du sommeil et des performances neurocognitives plus faibles chez ces enfants.
- Type d’étude
- Revue systématique et méta-analyse à effets aléatoires, conduite selon les recommandations PRISMA 2020.
- Population
- 436 enfants principalement d’âge scolaire, avec un âge moyen d’environ 5 à 12 ans selon les études. Parmi eux, 249 avaient une apnée obstructive du sommeil confirmée par polysomnographie et 187 étaient des témoins en bonne santé ne ronflant pas.
Dans les six études réunies, l’apnée obstructive du sommeil confirmée par polysomnographie était associée à un déficit neurocognitif global modéré chez des enfants principalement d’âge scolaire.
