Menée dans 155 pays auprès de 121 066 adultes, cette enquête a comparé les déclarations de bien-être avant la pandémie et pendant celle-ci. Les personnes participantes rapportaient elles-mêmes leurs diagnostics somatiques et psychiatriques. Des écarts avant la pandémie étaient déjà observés selon les profils de santé étudiés.

Le bien-être a été mesuré avec le WHO-5, un questionnaire dont le score va de 0 à 100. Les chercheurs ont aussi examiné le passage sous le seuil de 50 et une baisse d’au moins dix points. Un indice de bien-être plus bas était associé à plusieurs diagnostics, après prise en compte de variables démographiques et liées à la pandémie.

Avant la pandémie, les associations défavorables rapportées étaient plus importantes pour des troubles psychiatriques que pour les maladies somatiques étudiées. Le trouble du spectre de l’autisme et la schizophrénie ou le trouble schizo-affectif figuraient parmi les diagnostics liés à un bien-être initial plus faible. Plus marqué pour certains troubles , ce constat ne permet pas d’établir qu’un diagnostic est la cause directe du niveau de bien-être.

Pendant la période pandémique, une diminution supplémentaire était notamment associée au trouble dépressif caractérisé et au trouble de stress post-traumatique. L’accumulation de diagnostics, surtout lorsqu’ils associaient santé mentale et santé physique, était liée à des résultats plus défavorables que ceux attendus à partir de chaque trouble pris isolément. Le cumul semblait peser davantage . Les scores antérieurs à la pandémie ayant été recueillis rétrospectivement, ils reposent sur les souvenirs des personnes répondantes.

L’étude en bref

Type d’étude
Enquête internationale avec comparaison rétrospective du bien-être avant et pendant la pandémie de COVID-19, analysée par modèles à effets mixtes.
Population
121 066 adultes, dans 155 pays. Les diagnostics somatiques et psychiatriques étaient autodéclarés.
À retenir

Dans cette enquête, les troubles psychiatriques et les multimorbidités complexes étaient associés à un bien-être plus faible et, pour certains profils, à une baisse plus importante pendant la pandémie.