Parue dans Neuro-Chirurgie, cette revue examine les résultats cognitifs, comportementaux et socio-communicatifs rapportés chez des enfants présentant une craniosynostose non syndromique. Treize études ont été retenues après une recherche dans trois bases de données, portant sur des publications sorties entre 2010 et 2025.

Dans l’ensemble, les études décrivent des capacités cognitives situées dans la moyenne. Elles signalent aussi des fragilités ciblées et discrètes , notamment pour le traitement visuospatial, le langage, l’attention et les fonctions exécutives, qui renvoient entre autres à l’organisation et au contrôle de l’action.

Les travaux inclus font également état de davantage de symptômes internalisés, comme des difficultés émotionnelles tournées vers soi, ainsi que de difficultés attentionnelles et de traits associés à l’autisme qualifiés de subcliniques. Les profils variaient fortement entre enfants et selon les étapes du développement étudiées.

Les auteurs ne concluent pas à une atteinte globale. Ils décrivent plutôt une variabilité neurodéveloppementale légère, susceptible d’avoir des répercussions fonctionnelles pour certains enfants. L’interprétation appelle néanmoins à la prudence car les méthodes, les populations et les outils d’évaluation différaient entre les études. Aucune méta-analyse n’a donc été réalisée.

L’étude en bref

Type d’étude
Revue de portée (scoping review) suivant les lignes directrices PRISMA-ScR, avec synthèse narrative de 13 études.
Population
Enfants présentant une craniosynostose non syndromique, inclus dans 13 études. Le nombre total de participants n’est pas précisé dans le résumé disponible.
À retenir

Cette revue suggère des différences neurodéveloppementales sélectives et variables chez des enfants ayant une craniosynostose non syndromique, sans établir de profil de déficience globale.