Dans le DSM-5-TR, les niveaux de sévérité sont évalués séparément pour la communication et les interactions sociales, ainsi que pour les comportements restreints et répétitifs. Les cliniciens utilisent une échelle en trois niveaux, les valeurs les plus élevées correspondant à une sévérité plus importante des manifestations dans le domaine concerné.

Quatre cliniciens de niveau doctoral ont évalué indépendamment 49 enfants âgés de 16 à 31 mois. Deux modalités étaient comparées pour chaque enfant, une évaluation diagnostique complète en télésanté et une autre réalisée en présence. Une précédente étude sur cette même cohorte avait relevé un accord élevé entre cliniciens concernant l’issue diagnostique globale de TSA.

Pour les niveaux de sévérité, l’accord était seulement limité . Il était qualifié de passable pour la communication et les interactions sociales, avec un coefficient kappa de 0,318, et de faible pour les comportements restreints et répétitifs, avec un kappa de 0,195. Le kappa mesure ici la concordance au-delà de celle attendue par hasard.

Les analyses n’ont pas relevé de différence significative selon le clinicien, l’équipe ou la modalité d’évaluation. Les auteurs estiment que d’autres facteurs pourraient intervenir dans l’attribution des niveaux. Diagnostic et besoin de soutien apparaissent ainsi comme deux décisions cliniques distinctes. Ces résultats invitent à mieux préciser et rendre plus transparente l’attribution de ces niveaux, sans établir qu’une modalité d’évaluation serait supérieure à l’autre.

L’étude en bref

Type d’étude
Étude comparative de concordance entre évaluations diagnostiques en télésanté et en présence.
Population
49 enfants âgés de 16 à 31 mois, évalués indépendamment par quatre cliniciens de niveau doctoral.
À retenir

Dans cette cohorte de jeunes enfants, l’accord sur les niveaux de sévérité du DSM-5-TR était limité entre les évaluations à distance et en présence, alors que l’accord diagnostique global avait auparavant été jugé élevé.