Les cardiopathies congénitales sont associées à un risque accru de troubles neurodéveloppementaux, dont le TDAH et le TSA. Cette étude examine l’hypothèse de facteurs génétiques partagés entre ces situations, tout en rappelant que des facteurs avant la naissance ou des événements comme la chirurgie cardiaque peuvent aussi contribuer à ce risque.

L’équipe a recruté 14 trios familiaux et un duo, soit 15 personnes principalement étudiées, appelées probands. Deux présentaient à la fois une cardiopathie congénitale et un trouble neurodéveloppemental, deux une cardiopathie seule et 11 un trouble neurodéveloppemental seul. Les analyses ont combiné le séquençage du génome, de l’ARN et la mesure de la méthylation de l’ADN, une marque chimique pouvant influencer l’activité des gènes.

Les chercheurs rapportent une grande délétion génétique et sept variations considérées comme probablement pathogènes ou pathogènes. Deux concernaient des gènes dominants cohérents avec les profils des personnes étudiées. Cinq autres correspondaient à un statut de porteur pour des gènes récessifs. Une variation apparue de novo dans ARID1B, un gène impliqué dans le remodelage de la chromatine, a été confirmée par le séquençage ARN .

L’analyse de méthylation a aussi relevé des différences entre les personnes avec cardiopathie et celles avec trouble neurodéveloppemental. Dans ce groupe, les premières présentaient une accélération plus élevée de l’âge biologique estimé. Face à une cohorte de référence de 178 témoins, quatre probands montraient une dérégulation extrême de la méthylation. Ces données suggèrent un intérêt diagnostique et mécanistique de l’approche multiomique, sans établir une cause commune aux deux situations.

L’étude en bref

Type d’étude
Étude de cohorte pédiatrique exploratoire avec analyses multiomiques intégratives.
Population
15 probands issus de 14 trios familiaux et d’un duo, dont 2 avec cardiopathie congénitale et trouble neurodéveloppemental, 2 avec cardiopathie seule et 11 avec trouble neurodéveloppemental seul.
À retenir

Dans cette petite cohorte, l’association de plusieurs analyses moléculaires a identifié des variations génétiques et des profils de méthylation à explorer, sans démontrer un mécanisme causal commun.