La dysfonction mictionnelle désigne des troubles du fonctionnement de la vessie, pouvant s’accompagner de symptômes urinaires bas et de constipation. Une étude cas-témoins transversale publiée dans l’European Journal of Pediatrics a comparé le profil émotionnel et comportemental d’enfants concernés à celui d’enfants sans ces troubles.
Les questionnaires utilisés évaluaient les difficultés émotionnelles et comportementales, les symptômes liés à l’attention, ainsi que le désengagement cognitif. Ce terme décrit notamment une tendance à sembler souvent dans la lune ou mentalement absent. Les enfants ayant une dysfonction mictionnelle présentaient davantage de difficultés émotionnelles et comportementales que les témoins, ainsi que des symptômes de TDAH plus marqués selon les échelles remplies.
La sévérité des symptômes urinaires, mesurée par le score DVSS, était associée à davantage de difficultés émotionnelles et comportementales ainsi qu’à une moins bonne qualité de vie. Les enfants ayant à la fois des fuites urinaires de jour et de nuit, ou une constipation associée, avaient une charge psychosociale plus élevée dans cette étude.
Le désengagement cognitif ne semblait pas suivre le même profil. Entre les enfants avec dysfonction mictionnelle et les témoins, aucune différence significative n’apparaît pour ces symptômes. Ces résultats reposent sur des questionnaires et une observation à un moment donné. Ils décrivent donc des associations, sans permettre d’établir qu’un trouble en provoque un autre. Les auteurs évoquent l’intérêt d’une approche multidisciplinaire et biopsychosociale.
- Type d’étude
- Étude transversale cas-témoins contrôlée.
- Population
- 72 enfants de 6 à 12 ans présentant une dysfonction mictionnelle et 46 témoins sains appariés selon l’âge et le sexe.
Chez les enfants étudiés, la dysfonction mictionnelle était associée à davantage de difficultés émotionnelles, comportementales et attentionnelles, mais pas à des symptômes plus élevés de désengagement cognitif.
