Une analyse de l’enquête Mental Health in Children and Young People 2017 a examiné des relations enseignant-élève problématiques en lien avec la santé mentale et les classifications de troubles psychiatriques, dont les conditions neurodéveloppementales. Les évaluations des relations provenaient des parents et, à partir de 11 ans, des enfants eux-mêmes.

Chez les 5 à 10 ans comme chez les 11 à 16 ans, ces relations étaient associées à une probabilité plus élevée de recevoir une classification de trouble psychiatrique. Elle était près de cinq fois plus élevée chez les plus jeunes, avec un odds ratio ajusté de 4,80, et d’environ quatre fois chez les 11 à 16 ans, avec un odds ratio de 4,07. Les scores globaux de difficultés au questionnaire Strengths and Difficulties Questionnaire étaient aussi plus hauts dans les deux groupes d’âge.

L’association concernait également le TDAH et ne variait pas significativement selon que la qualité de la relation était rapportée par un parent ou par l’enfant. Cette analyse transversale ne permet pas d’établir causalité entre la relation avec l’enseignant ou l’enseignante et les difficultés observées.

L’étude en bref

Type d’étude
Analyse transversale d’une enquête populationnelle, avec analyses de régression ajustées.
Population
6 634 enfants et adolescents issus de l’enquête Mental Health in Children and Young People 2017, répartis en groupes de 5 à 10 ans et de 11 à 16 ans.
À retenir

Dans cette enquête, des relations enseignant-élève problématiques étaient associées à des difficultés de santé mentale, à des troubles psychiatriques et au TDAH rapportés, sans permettre d’en établir la cause.