À partir de données de l’étude longitudinale américaine Add Health, les auteurs analysent 8 570 participants interrogés en 2008 et 2009. Leur modèle tient compte du fait que l’accès à l’emploi n’est pas aléatoire et des erreurs possibles liées aux diagnostics de TDAH déclarés par les personnes elles-mêmes. L’emploi semble davantage concerné que le niveau de revenus parmi les personnes déjà en emploi.
Les écarts d’emploi associés au diagnostic paraissent moins marqués plus tard dans le parcours de vie. Les auteurs situent donc surtout le désavantage économique observé au moment du passage des études au marché du travail, tout en soulignant l’importance de mesures fiables des troubles de santé mentale dans ce type d’analyse. Les résultats portent sur l’association observée dans cette cohorte américaine.
- Type d’étude
- Étude observationnelle longitudinale fondée sur les données de la vague IV de l’étude Add Health, avec modélisation statistique.
- Population
- 8 570 participants de l’étude américaine National Longitudinal Study of Adolescent to Adult Health, interrogés lors de la vague IV en 2008-2009.
Dans cette cohorte américaine, un diagnostic de TDAH durant l’enfance est associé à des difficultés d’emploi plus marquées au début de l’âge adulte, sans association nette avec les revenus une fois en emploi après les ajustements décrits.
