Dans un service de neurologie pédiatrique du sud du Brésil, plus d’un enfant sur deux présentait au moins un trouble du sommeil diagnostiqué parmi les 93 enfants autistes de moins de 60 mois étudiés. La proportion atteignait 59,14 %. L’insomnie était la plus fréquente, avec 33,33 %, devant les éveils confusionnels, qui concernaient 11,83 % des participants.
Une analyse rétrospective transversale a été menée à partir de dossiers médicaux recueillis entre janvier 2008 et janvier 2015. Ce type d’étude examine des données déjà disponibles, sans suivre les participants au fil du temps. Les troubles du sommeil étaient classés selon les critères du DSM-5. L’âge moyen des enfants était de 33,26 mois et 62,37 % étaient de sexe masculin.
Après prise en compte de plusieurs variables dans un modèle statistique, l’âge maternel restait associé à la présence d’un trouble du sommeil. Le rapport de cotes ajusté était de 1,20, avec un intervalle de confiance à 95 % allant de 1,06 à 1,35. Une association était également observée avec l’insomnie, avec un rapport de cotes ajusté de 1,13. L’admission en soins intensifs néonatals apparaissait aussi associée à l’insomnie dans l’analyse bivariée.
Ces résultats restent observationnels et ne montrent pas que l’âge maternel provoque des troubles du sommeil. Ils portent sur un effectif limité, issu d’un seul centre, et sur des diagnostics consignés dans les dossiers. L’étude met donc en évidence une association statistique dans cette population, sans permettre d’en préciser le mécanisme ni d’étendre directement les résultats à tous les enfants autistes.
- Type d’étude
- Étude transversale rétrospective monocentrique fondée sur des dossiers médicaux, avec analyses bivariées et régression logistique multivariable.
- Population
- 93 enfants autistes âgés de moins de 60 mois, suivis dans un service de neurologie pédiatrique du sud du Brésil.
Dans cet échantillon, les troubles du sommeil étaient fréquents et un âge maternel plus élevé était statistiquement associé à leur présence, sans démonstration d’un lien causal.
