Cette prépublication, qui n’a pas encore été évaluée par les pairs, porte sur la honte dans l’autisme . Son autrice estime que cette émotion douloureuse reste peu étudiée, y compris dans les espaces communautaires autistes. Elle invite à dépasser la seule notion de stigmatisation pour examiner la manière dont celle-ci peut être vécue et intériorisée.

L’article présente la honte comme un lien encore peu étudié entre les normes sociales imposées aux personnes autistes et certaines difficultés de santé mentale. Il évoque la dépression, l’anxiété, l’automutilation et la suicidalité, sans établir de relation causale. Cette réflexion s’appuie sur des travaux menés avec des psychiatres autistes et sur l’expérience personnelle de l’autrice, clinicienne et chercheuse autiste.

Selon cette analyse, la honte peut apparaître lors d’interactions sociales réciproquement dévalorisantes, dans des soins où la parole des patients autistes est mise en doute, ou pendant des conflits communautaires. L’alexithymie, c’est-à-dire une difficulté à reconnaître ou décrire ses émotions, pourrait rendre cette honte difficile à identifier de l’intérieur . Le désir de se retirer ou des expériences de rage sont proposés comme des indices possibles.

L’autrice suggère une attention thérapeutique explicite à la honte, des pratiques d’autocompassion adaptées au fonctionnement cognitif autiste et des approches affirmant la neurodiversité. Ces propositions constituent des pistes, pas des preuves d’efficacité. Le texte défend surtout un cadre de réflexion où les différences autistes ne sont pas automatiquement interprétées comme des déficits.

L’étude en bref

Type d’étude
Article de perspective fondé sur des travaux antérieurs et l’expérience personnelle de l’autrice.
Population
non précisée dans le résumé disponible
À retenir

Cette prépublication invite à étudier plus directement la honte comme une expérience susceptible d’éclairer les liens entre stigmatisation et santé mentale chez les adultes autistes, sans démontrer ces liens.