En Australie, la marche régulière en milieu naturel est présentée comme une activité courante pour les parents et leurs enfants d’âge préscolaire. Cette étude se concentre sur l’expérience encore peu étudiée de parents d’enfants autistes lorsqu’ils vont marcher ensemble dans la nature , alors que ces enfants participent moins souvent à une activité physique ou accèdent moins régulièrement à la nature.

Les chercheuses ont recruté 20 parents d’enfants autistes d’âge préscolaire et 12 parents d’enfants non autistes du même âge, formant un groupe de comparaison. Tous ont répondu à un questionnaire qualitatif en ligne sur leurs promenades communes. L’analyse s’appuie sur le modèle bioécologique de Bronfenbrenner, utilisé ici comme cadre théorique pour examiner ces expériences.

Les réponses ont fait émerger cinq thèmes, le calme, le lien, la coordination, la communication et la priorité accordée à cette activité. Les parents ont décrit calme, lien et communication comme des occasions de développement pendant les marches. Ils ont aussi signalé des difficultés, notamment lorsque les membres de la famille ne se déplaçaient pas ensemble de façon coordonnée.

L’article met ainsi en regard des possibilités et des obstacles dans une activité familiale ordinaire. Les auteurs défendent un soutien qui tienne compte des priorités des familles et de leur accès à ces activités quotidiennes. Ces résultats décrivent les perceptions parentales recueillies par questionnaire. Ils ne constituent pas une mesure directe des effets de la marche sur les enfants.

L’étude en bref

Type d’étude
Étude qualitative comparative fondée sur un questionnaire en ligne, avec le modèle bioécologique de Bronfenbrenner comme cadre théorique.
Population
32 parents australiens d’enfants d’âge préscolaire, dont 20 parents d’enfants autistes et 12 parents d’enfants non autistes.
À retenir

Les parents interrogés associent les marches dans la nature à des occasions de calme, de lien et de communication, tout en rapportant des difficultés de coordination.