Chez des jeunes de 6 à 17 ans, cette étude examine les liens entre régulation émotionnelle et deux dimensions associées à l’autisme. La première concerne la communication et les interactions sociales. La seconde regroupe les comportements et intérêts restreints ou répétitifs. Ces dimensions peuvent aussi être présentes dans d’autres conditions de santé mentale.

Au total, les évaluations des personnes aidantes ont porté sur 99 jeunes. Le résumé scientifique mentionne 64 jeunes autistes, tandis que le résumé en langage courant en indique 63. Les réponses aux questionnaires ont été analysées avec des modèles statistiques afin d’étudier les relations entre les différentes mesures.

Les chercheurs ont distingué deux profils de dysrégulation émotionnelle . La dysphorie émotionnelle correspond ici à une humeur basse ou pénible persistante. La réactivité émotionnelle désigne des réactions particulièrement intenses. Ces deux profils étaient associés à davantage de difficultés de communication sociale et de comportements restreints ou répétitifs.

Certaines associations différaient entre les groupes autiste et non autiste, sans que le résumé fournisse leur détail. Les auteurs estiment que distinguer les profils émotionnels pourrait éclairer la préparation des interventions et la gestion des traitements. Néanmoins, aucune intervention n’a été testée dans cette étude, qui ne permet donc pas d’établir qu’agir sur les émotions réduirait les autres difficultés observées.

L’étude en bref

Type d’étude
Étude observationnelle fondée sur des questionnaires remplis par les personnes aidantes, avec analyse par modèles de pistes statistiques.
Population
99 jeunes âgés de 6 à 17 ans. Le résumé scientifique indique 64 jeunes autistes, contre 63 dans le résumé en langage courant.
À retenir

La dysphorie et la réactivité émotionnelles étaient associées aux difficultés de communication sociale et aux comportements restreints ou répétitifs, avec des variations entre jeunes autistes et non autistes.