Les recherches sur les troubles gastro-intestinaux associés au neurodéveloppement se sont souvent concentrées sur l’autisme. Cette étude s’appuie sur des dossiers électroniques de santé couvrant plus de vingt ans . Elle examine si les troubles digestifs reconnus dans le cadre des soins sont également associés à d’autres troubles neurodéveloppementaux chez l’enfant.

La cohorte réunit 42 204 enfants présentant un TDAH, un autisme, une paralysie cérébrale, une épilepsie ou un handicap intellectuel. Les chercheurs les ont comparés à 297 402 enfants sans trouble neurodéveloppemental. Ils ont ainsi quantifié les associations entre chaque diagnostic étudié et la présence d’affections gastro-intestinales dans les dossiers médicaux. Celles-ci étaient plus fréquentes dans chaque groupe concerné que chez les enfants témoins.

L’ampleur des associations n’était pas identique selon les diagnostics. Le handicap intellectuel et la paralysie cérébrale présentaient les associations les plus fortes avec la présence d’une affection gastro-intestinale. Le résumé ne fournit pas les estimations chiffrées propres à chaque groupe ni les détails sur les affections digestives retenues.

Pour les auteurs, la morbidité gastro-intestinale reconnue cliniquement apparaît élevée dans l’ensemble des troubles neurodéveloppementaux étudiés et pas propre à l’autisme . Ils estiment que ces résultats soutiennent une approche transdiagnostique, portant sur plusieurs diagnostics plutôt que sur un seul. Cette publication reste néanmoins une prépublication et n’a donc pas encore été évaluée par les pairs.

L’étude en bref

Type d’étude
Étude de cohorte fondée sur plus de vingt ans de dossiers électroniques de santé.
Population
42 204 enfants présentant un TDAH, un autisme, une paralysie cérébrale, une épilepsie ou un handicap intellectuel, comparés à 297 402 enfants sans trouble neurodéveloppemental.
À retenir

Dans cette cohorte, les affections gastro-intestinales reconnues dans les soins étaient associées à plusieurs troubles neurodéveloppementaux, et non uniquement à l’autisme.