Une prépublication menée auprès de 87 adultes examine l’activité cérébrale mesurée par électroencéphalographie, ou EEG, dans le TSA. Elle rapporte une complexité cérébrale plus faible à certaines échelles temporelles chez les participants autistes, par rapport aux témoins au développement typique. Cette étude n’a pas encore été évaluée par les pairs.

Lors du repos yeux fermés et du visionnage de deux films, les chercheurs ont utilisé l’entropie multi-échelle. Cette mesure décrit la complexité d’un signal EEG à différentes échelles temporelles. Les adultes autistes présentaient des valeurs plus basses sur les échelles temporelles longues , correspondant dans l’analyse à des fréquences effectives de 12,50 à 6,67 Hz.

Les scores Social Affect de l’ADOS-2, qui évaluent notamment la communication et les interactions sociales dans cet outil diagnostique, étaient plus élevés lorsque l’entropie multi-échelle longue était plus faible, tous groupes confondus. Cette association ne démontre pas qu’une modification du signal EEG explique les difficultés sociales.

Pendant les scènes sociales du film Partly Cloudy, des différences entre les groupes ont aussi été relevées. Les changements d’entropie étaient moins distincts des fenêtres non sociales chez les participants autistes que chez les témoins. Les auteurs signalent un échantillon modeste, l’absence de cohorte de réplication et des fenêtres d’analyse courtes, qui limitent la précision des estimations.

L’étude en bref

Type d’étude
Étude comparative avec enregistrements EEG au repos et pendant le visionnage de films, analysés par entropie multi-échelle.
Population
47 adultes avec TSA et 40 adultes témoins au développement typique.
À retenir

Cette prépublication suggère que, chez des adultes avec TSA, une moindre complexité EEG à de longues échelles temporelles est associée à des scores plus élevés de difficultés de communication sociale, mais ces résultats demandent confirmation.