Cette étude expérimentale chez la souris a examiné les effets d’une exposition au valproate à un stade embryonnaire. Des différences comportementales selon le sexe ont été relevées à l’adolescence, avec des déficits sociaux et des comportements de type anxieux chez les mâles comme chez les femelles. Les difficultés de préférence sociale et de sociabilité étaient plus prononcées chez les mâles.
Les chercheurs ont aussi observé des anomalies neuronales dans plusieurs régions cérébrales, surtout dans le cortex préfrontal médian, une zone impliquée dans diverses fonctions cognitives et sociales. Le cortex préfrontal était le plus atteint parmi les régions examinées, devant l’hippocampe et le striatum.
Des modifications moléculaires associées à la ferroptose, ainsi que des anomalies des mitochondries, ont été principalement relevées dans ce cortex préfrontal médian. Les marqueurs étaient plus marqués chez les mâles. Chez les seuls mâles comparés sur ce point, les expositions au valproate avant la naissance et au début de la période postnatale étaient associées à des profils semblables.
- Type d’étude
- Étude expérimentale animale comparant des souris exposées au valproate à différents stades du développement.
- Population
- Souris C57BL/6 adolescentes mâles et femelles, exposées au valproate au jour embryonnaire 12,5 ou au jour postnatal 14. Le nombre de participants n’est pas précisé dans le résumé disponible.
Dans ce modèle murin, l’exposition au valproate était associée à des changements comportementaux et neurobiologiques, plus marqués chez les mâles, sans permettre d’en déduire les mécanismes du TSA chez l’humain.
