À partir d’un suivi dans les registres suédois, les chercheurs ont examiné la survenue à l’âge adulte de polyarthrite rhumatoïde chez des personnes ayant reçu un diagnostic de TSA et chez des témoins appariés selon le sexe et l’année de naissance. La polyarthrite rhumatoïde est une maladie inflammatoire auto-immune qui touche les articulations.

Parmi les 46 164 personnes avec un TSA, 58 ont reçu un diagnostic de polyarthrite rhumatoïde, soit 0,13 %. Dans le groupe témoin de 4 634 895 personnes, 5 484 diagnostics ont été recensés, soit 0,12 %. Les fréquences observées étaient proches dans les deux groupes au cours du suivi, qui pouvait atteindre trente ans à partir de 18 ans.

L’estimation principale était un rapport de risque instantané de 1,06, avec un intervalle de confiance à 95 % allant de 0,82 à 1,37. Ce type de rapport compare la vitesse de survenue d’un diagnostic au fil du temps. Les estimations restent compatibles avec l’absence d’augmentation du risque, y compris pour les formes dites séropositives et séronégatives de la maladie.

Les auteurs ont aussi tenu compte, dans des analyses complémentaires, d’antécédents parentaux de maladies auto-immunes ou psychiatriques et de facteurs socioéconomiques. Les résultats n’ont pas changé dans leur ensemble. Cette étude de cohorte populationnelle ne met donc pas en évidence d’association entre TSA et risque accru de polyarthrite rhumatoïde à l’âge adulte dans les données suédoises étudiées.

L’étude en bref

Type d’étude
Étude de cohorte appariée en population générale, fondée sur des registres suédois.
Population
46 164 personnes diagnostiquées avec un TSA entre 1987 et 2017, appariées à 4 634 895 témoins selon le sexe et l’année de naissance, suivies à partir de 18 ans.
À retenir

Dans cette cohorte suédoise, le TSA n’était pas associé à une augmentation observée du risque de polyarthrite rhumatoïde à l’âge adulte.