À partir de dossiers électroniques de santé , cette étude a comparé des jeunes de 5 à 18 ans ayant un diagnostic d’autisme, selon qu’un recours à la télésanté était ou non documenté. Les groupes ont été appariés sur 14 catégories de troubles associés.

Après à six mois seulement , la télésanté était associée à moins d’initiations d’antipsychotiques et d’hospitalisations, mais à davantage de passages aux urgences, de recours liés à l’irritabilité et de prises en charge du comportement adaptatif.

Lors du suivi de douze mois , les associations avec l’irritabilité et les prises en charge du comportement adaptatif persistaient. Le groupe utilisant la télésanté présentait aussi davantage d’initiations d’antidépresseurs et de médicaments du TDAH, ainsi qu’une non-observance médicale plus fréquente. L’étude ne montre pas que la télésanté soit la cause de ces différences.

L’étude en bref

Type d’étude
Étude observationnelle rétrospective sur dossiers électroniques de santé, avec appariement par score de propension.
Population
Enfants et adolescents de 5 à 18 ans ayant un diagnostic d’autisme. Après appariement, 12 380 patients par groupe ont été analysés à 6 mois et 15 689 par groupe à 12 mois.
À retenir

Chez des jeunes autistes, un recours documenté à la télésanté était associé à plusieurs différences dans les soins et les issues de santé, dont certaines ne se retrouvaient pas de la même manière à 6 et 12 mois.